mercredi 4 février 2009, par Fabienne
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Comme dans les autres pays que nous avons visités (Cambodge et Laos) 90 % des Birmans pratiquent le bouddhisme theravada. Cette doctrine affirme que pour atteindre le nirvana (l’illumination), objectif de tout bouddhiste, il faut « assurer son propre salut avec diligence ». Partout dans le pays nous voyons des pagodes, des stupas, des monastères et pour nous voyageurs, il est important de connaître quelques préceptes du bouddhisme ; ils conditionnent la vie de chaque birman, petits et grands. Tout ce que possèdent les moines doit leur être donné par la communauté et on voit ainsi tous les matins des défilés de robes oranges cherchant par l’aumône la nourriture quotidienne.

Nous verrons en Birmanie plus de moines et de nonnes que dans les autres pays parcourus. La coutume impose à tout homme birman d’effectuer deux retraites monastiques dans sa vie ; ainsi notre chauffeur partira trois jours après son mariage pour une semaine dans un monastère. Cette période de médiation est normale. Dans son minibus il est fier de nous montrer une photo de lui, la tête rasée et portant la robe orange.
Plus qu’ailleurs aussi ce sont les femmes, les nonnes qui sont visibles. Elles se rasent également la tête, portent des robes roses et prononcent des vœux comme les hommes. En revanche, elles ont moins de prestige, et même elles n’ont aucun statut particulier. Elles doivent obéir aux moines. Nous avons rencontré une touriste américaine qui, après avoir fait un séjour de méditation dans un monastère, n’a pas hésité à les qualifier de servantes ou d’esclaves des moines.

Par ailleurs il est assez choquant de se rendre compte que les femmes considérées comme impures ne peuvent approcher Bouddha. Dans de nombreux lieux de culte, les aires sacrées sont réservées aux hommes. Ainsi au Rocher d’Or (Kyaiktiyo), qui est considéré comme l’un des trois lieux principaux de pèlerinage bouddhiste en Birmanie, je ne peux pas appliquer de feuilles d’or sur ce gros caillou car il repose sur un cheveu de Bouddha.

Toutefois j’en oublie mon féminisme tellement le lieu baigne dans une ambiance empreinte de ferveur et de magie.
